Calcul allocation chômage : estimez le montant de votre ARE avec notre simulateur

Perdre son emploi n’est pas une des meilleures expériences quai existent en règle générale. Heureusement, l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) peut vous aider à y faire face.

Même en cas de rupture conventionnelle, il est bon de savoir à peu près combien vous percevrez.

Cependant, le calcul de l’allocation chômage peut être compliqué. Bonne nouvelle : avec notre tout nouveau simulateur de calcul d’allocation chômage, votre estimation est désormais disponible en quelques secondes !

Calcul allocation chômage : les étapes

Le calcul de votre allocation chômage repose sur un principe : plus votre salaire était élevé, plus vous touchez d’indemnité.

Pour comprendre, nous allons procéder par étapes.

Retenez pour l’instant ceci :

  • on établit votre période de référence;
  • on calcule votre salaire de référence;
  • grâce à ces deux éléments, on obtient un salaire journalier;
  • Avec le tout, on obtient le montant journalier de votre allocation et sa durée.

⚠ Important : si la fin de votre dernier contrat de travail a eu lieu avant le 1er octobre 2021, les règles ne sont pas les mêmes que celles mentionnées dans cet article.

Période de référence pour le calcul de l’allocation chômage

Cette période de référence a deux fonctions :

  • Calculer votre salaire de référence ;
  • Déterminer la durée de votre indemnisation.

Le calcul de base

Pour la période de référence, prenez simplement la date de fin de votre dernier contrat (rappel : dans le cas où il aurait eu lieu après le 1er octobre 2021).

Ensuite :

  • Remontez 24 mois (2 ans) en arrière si vous avez moins de 53 ans.
  • Remontez 36 mois (3 ans) en arrière si vous avez plus de 53 ans.

Exemple : votre contrat se termine le 20 septembre 2022. Vous devez donc remonter jusqu’au 20 septembre 2020 si vous avez moins de 53 ans, et jusqu’au 20 septembre 2019 si vous avez plus de 53 ans.

Puis, dans cette période, cherchez le premier jour où vous avez été en contrat de travail.

Ex : Une fois remonté au 20 septembre 2020vous constatez que le début de votre contrat a eu lieu

le 29 septembre 2020.

Il faut alors calculer le nombre total de jours qui se sont déroulés entre :

  • ce premier jour de travail
  • et la date du dernier contrat de travail.

⚠ On parle bien de jours calendaires, c’est-à-dire tous les jours. (Y compris fériés, non travaillés, chômés, dimanche… Tout !)

Ex : Vous comptez le nombre de jours calendaires entre le 29 septembre 2020 et le 20 septembre 2022 : 722 jours !

Les éléments à retirer de cette période

❌ D’abord, il vous faut enlever les périodes d’activités professionnelles non déclarées à Pôle emploi.

❌ Vous devez aussi retirer certains évènements, tels que :

  • Les périodes de maladie d’origine professionnelle ;
  • Les périodes d’arrêt maladie supérieures à 15 jours consécutifs ;
  • Les périodes d’accident du travail ;
  • Les périodes de formation ;
  • Les congés maternité indemnisés ;
  • Les congés paternité et d’accueil de l’enfant indemnisés ;
  • Les congés indemnisés accordés à la mère ou au père adoptif.

⚠ Notez qu’on retire aussi les périodes de confinement : du 1er mars au 31 mai 2020 et du 30 octobre 2020 jusqu’au 30 juin 2021 dans certains cas, pour un maximum de 336 jours.

Ex : Vous n’avez pas fait partie des personnes confinées en octobre 2020. En revanche, vous avez participé à 15 jours de formation et avez eu 1 mois d’arrêt maladie. Votre période de référence est donc égale à : 722-15-30 = 677 jours.

Plafond de jours non travaillés

Un plafond des jours non travaillés existe. Il est intéressant notamment dans le cas où vous auriez eu des périodes « vides » entre deux postes.

Il correspond à un maximum de 75 % des jours travaillés.

Le montant de votre salaire de référence

Additionnez toutes les rémunérations brutes perçues dans la période de référence.

✅ Prenez en compte :

  • les salaires ;
  • les primes ;
  • les avantages en nature ;
  • les gratifications et les indemnités (comme le 13ᵉ mois).

❌Ne pas inclure :

  • les indemnités de rupture du contrat de travail ;
  • les salaires non liés aux contrats de travail dans la période de référence ;
  • les rémunérations liées aux périodes non déclarées à Pôle emploi.

Une majoration existe pour les rémunérations réduites en raison d’évènements survenus (tels qu’un arrêt maladie, un congé maternité, un temps partiel, etc.).

Vous avez été un mois en arrêt maladie. La rémunération perçue durant ce temps est majorée, avec la mise en place d’un salaire reconstitué, qui servira pour    déterminer le salaire de référence.

Tout ceci vous donne à la fin le salaire de référence majoré.

Du salaire de référence au salaire journalier

Prenez votre salaire de référencedivisez-le par le nombre de jours de la période de référence : vous obtenez votre salaire journalier.

Mettons que votre salaire de référence est de 38 000 €. Divisé par votre période de référence de 677 jours, vous obtenez un salaire journalier de 56,13 €

Calcul allocation chômage : le montant final

Le montant de votre allocation journalière se fait de deux façons :

  • Ou bien 40,4 % du salaire journalier + une somme fixe de 12,47 € (depuis le 1er juillet 2022) ;
  • Ou bien 57 % de votre salaire journalier.

✅ Prenez le résultat le plus avantageux ! C’est lui qui sera retenu en tant qu’allocation de chômage journalière.

Pourquoi deux modes de calcul ? L’idée est d’avantager, avec la première formule, les personnes qui avaient un salaire mensuel faible.

Dans notre exemple, pour un salaire journalier de 56,13 :

  • 56,13 x 40,4 % + 12,47 = 35,14 €
  • 56,13 x 57 % = 31,99 €
  • Ainsi, vous percevez une allocation journalière de 35,14 €

Ce montant ne peut pas être

  • en dessous d’un plancher de 30,45 € par jour ;
  • au-dessus d’un plafond équivalent à 75 % du salaire journalier.

Enfin, sur ce montant, des parts vont être prélevées en vue de votre protection sociale.

Par ailleurs, l’impôt sur le revenu peut venir en déduction.

Calcul allocation chômage : situations particulières

Vous avez travaillé en temps partiel

Certaines sommes (la partie fixe de l’indemnité ainsi que l’allocation minimale) sont diminuées en proportion du temps de travail que vous avez effectué.

Votre salaire dépasse un certain montant

Dans ce cas, s’applique un principe de dégressivité. Votre allocation peut subir une réduction de 30 % au plus à partir du 7e mois d’indemnisation dans le cas où :

  • Votre rémunération mensuelle brute était au-dessus de 4 545 € ;
  • Vous avez moins de 57 ans quand votre dernier contrat de travail s’est terminé.

Pension d’invalidité et pension de vieillesse

Le montant de votre pension peut être déduit de celui de votre indemnité chômage.

Durée de l’allocation chômage

La période de référence expliquée plus haut correspond également à la durée de votre indemnisation. Sachez qu’elle ne peut pas excéder une certaine limite, variable en fonction de votre âge.

Ainsi, si vous avez :

  • moins de 53 ans: l’indemnité dure au maximum 730 jours (24 mois) ;
  • 53 ou 54 ans : c’est au maximum 913 jours (30 mois), avec un allongement possible jusqu’à 182 jours de plus (6 mois), si vous avez suivi une ou plusieurs formations ;
  • 55 ans ou plus: vous avez droit jusqu’à 1 095 jours (36 mois) ;
  • au moins 62 ans, et vous percevez des indemnisations depuis au moins un an : votre allocation peut se poursuivre au-delà de la durée normale, jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein, c’est-à-dire 67 ans.

Quand vais-je toucher mon allocation chômage ?

C’est bien de savoir combien on va toucher, mais c’est mieux de savoir quand.

Pour cela, il faut saisir deux notions distinctes :

  • Le début de la période d’indemnisation
  • la date de versement de l’allocation chômage

Le début de la période d’indemnisation

C’est la période durant laquelle vous êtes effectivement indemnisé et où vous touchez votre allocation journalière.

⚠ Attention, elle ne débute pas juste après la fin de votre contrat. Vous devez tenir compte de trois types de délais, qui dépendent de votre situation.

Ils prennent effet au lendemain de la date de fin de votre contrat de travail.

Le différé d’indemnités de rupture

Ce délai est lié aux montants perçus au moment de votre fin de contrat de travail. Par exemple : les indemnités de licenciement, les indemnités de rupture conventionnelle, les indemnités transactionnelles, etc.

Il se met en place dès lors que ces indemnités excèdent un seuil prévu par le Code du travail.

Prenez ces indemnités et divisez-les par 95,8 et vous avez le nombre de jours de ce décalage.

Le différé « congés payés »

Si vous avez des congés payés non pris qui restent à la fin de votre contrat de travail, vous les  toucherez sous forme d’une indemnité. Cette dernière peut décaler le point de départ de votre période d’allocation chômage.

Pour calculer ce nombre de jours de délai, prenez l’indemnité compensatrice de vos congés reçue dans les six derniers mois et divisez-le par votre salaire journalier.

Le délai d’attente systématique

Quelle que soit votre situation, il faut compter un délai systématique de 7 jours qui peut s’additionner aux deux autres délais.

Le versement de l’allocation chômage

Une fois tous ces délais passés, le versement de votre allocation s’effectue dès le début du mois qui suit.

✅ Votre banque recevra le virement de votre indemnité mensuelle entre 3 et 5 jours au plus tard après votre actualisation (sur le site de Pôle emploi).

Vous avez désormais ce qu’il faut pour comprendre comment fonctionne notre simulateur de calcul d’allocation chômage. Bon courage pour la suite, en espérant que cela vous a permis d’y voir plus clair !